lundi 16 mars 2009

A moi la liberté !

Eh bien une fois de plus je vais raconter mes vacances, ca commence a être récurant commence déjà à dire certain, à se demander si il fout quelque chose le père Joulain de l'autre coté de l'Atlantique...

Promis, la prochaine fois je parlerai de la politique au Nicaragua, ça en calmera quelque uns car là c'est du lourd, du complexe, du socio-économico-éthnico-historique tout mélangé, bref il y a de quoi se prendre la tête un bon moment. C'est d'ailleurs pour ça que j'en ai pas trop parlé jusqu'à présent, et que j'hésite encore à le faire, de peur d'amalgamer, de généraliser, de tirer des conclusions hâtives sur une vie politique actuelle et passée intense voire même excessive parfois.

Mais je m'égare, revenons à nos insouciants moutons, en l'occurrence ce qui s'est passé pendant cette semaine de détente sur la West Coast. J'étais avec mon pote Julien venu de France spécialement pour moi, car m'a-t-il confié dans un de nos moments intimes "tu me manquais beaucoup cher Clément, la vie en France, c'est triste sans toi". Eh mince, mes moutons recommencent à se disperser...bon, on s'est donc monté un volcan, le Cerro Negro précisément. C'est le plus jeune volcan du contient américain, il est sorti du sol il y a 150 ans à peine, c'est dire que les grand pères des grands pères d'aujourd'hui l'ont vu sortir de terre comme ça, tranquillement. Incroyable, non ? Julien et moi l'avons escaladé sous en vent à déplumé un dindon Breton et sous un soleil à dessécher une vache Sénégalaise, avons soumis sans trembler ses 450m de dédain et d'orgueil, jusqu'à présent vierge de toute trace humaine...

La bête !


Ça grimpe dur, il faut un sacrée courage pour faire ce qu'on a fait

Les dernières coulées de lave date de 1992. On arrive un peu tard, c'est froid.

C'était rigolo la descente, on se croirait au ski, à la couleur de la neige près.

L'ami Julien en phase de repos-réhydratation dans le village le plus pommé du Nicaragua, au pied du volcan. Et je dis ça en connaissance de cause, on est resté coincé là 2h et demie à attendre une voiture, un bus, une charrette ou un vélo, et comme rien de tout ça n'est passé, on s'est tapé les 7 km du retour à pied...

Et puis on est allé à la plage aussi, le lendemain, mais je vais pas mettre de photo car c'était une plage d'un modèle courant, le standard que l'on retrouve un peu partout sur terre. Par contre les couchés de soleil sur le Pacifique sont vraiment magnifiques, c'est basique et classique mais ça conserve malgré tout son charme poétique étrange.

Pour finir on est allé visiter l'Université de Léon, et on a eu du pot car le gars que je connais là bas était en train de bricolé en haut de l'éolienne, on a donc eu droit à une ascension gratuite.

Les éoliennes, c'est pas un truc de mauviette !

Ca tangue pas mal là haut, j'espère que les ingénieurs ont vérifié leurs calculs...

Ben voilà, c'est tout.
Alors vous voyez, c'est chouette le Nicaragua. Passez me voir !

mardi 3 mars 2009

Bluefields & Monkey Point

Là aussi l'inspiration me manque, à croire qu'il ne se passe plus grand chose de bien intéressant par ici. C'est pas faux en plus, la routine commence à bien s'installer, le travail nous bouffe pas mal de temps, mais ca ne veut pas dire qu'on ne continu pas a se marrer à longueur de journée et à ne pas voir le temps passer.

Allé, je vous laisse regarder ces petites photos qui donnent de la contenance à mon message. Ça ne serait pas très poli de ma part de faire un message si court sinon...






Ces photos ont été prises à l'Inatec de Bluefields, où se trouve notre bureau et notre atelier et où l'on passe 90% de notre temps. La vue sur la lagune y est vraiment belle.

Et voici quelques clichés de Monkey Point, une autre des communautés avec laquelle on travaille. Je suis allé là bas pour la première fois il y a un mois déjà. S'y rendre n'est pas une partie de plaisir, en général trois départs sur quatre sont reportés car la mer est souvent dangereuse sur le trajet. Cette fois ci ça a été, mais ça remue quand même fort sur notre petite Panga. Imaginez un léger vent dans le dos qui remue les odeurs de gasoil brulé, un soleil de plomb qui castagne le crâne et l'horizon qui se meut en trois dimension pour brouiller les repères, ce sale traite, le mal de mer m'a gentillement chatouillé l'estomac. Arrivé sur place on a pu constater que l'endroit était paradisiaque et que le système éolien qui y a été installé il y a 2 ans n'était pas en très bon état. Les batteries étaient à moitié mortes et il n'y avait personnes pour assuré la maintenance, c'était bien triste.

Heureusement, le troisième jour de notre séjour le maitre nous a appelé pour réparer les néons de l'école et ca nous a soulagé de savoir que la lumière était pas si inutile que ca quand il nous a dit une fois la réparation terminée que ca allait être plus facile maintenant de donner des cours d'alphabétisation aux adultes tous les soirs.

La plage de Monkey Point, minuscule communauté perdu au milieu de la jungle, je dois dire que ca fait un drôle d'effet de se baigner là...

Une des maisons de la communautés. C'est du roots.

Les créoles de la communautés ont le sens de l'accueil. Salut Marie Jeanne à 6h du mat'.


Sympa la petite vue.
Dans quelques années il y aura peut être un port en eaux profondes dans cette baie. Monkey Point est dans les dossiers des grandes nations de se monde depuis quelques décennies, c'est le point idéal pour creuser un canal qui relierai assez facilement le lac Nicaragua puis l'océan atlantique via les rivières naturelles. Un futur Panama en quelque sorte, l'autoroute des supertankers dans ce lieu superbe...dur à croire, non ? Ahhh, ce que c'est beau le développement, ça repousse les limites de notre imagination !

Bon, voilà, fini pour Monkey Point. Mercredi je me prends une semaine de vacance pour retrouver Julien, mon pote qui est passé à Bluefields le mois dernier et qui avait déjà fait un crochet de 2 mois au Sénégal. A nous la côte pacifique, les volcans, les plages désertes et les couchés de soleil sur la mer (ben oui, ici c'est pas comme en Bretagne, l'océan il n'est pas du bon coté)

Et c'est promis, je raconterai tout ça ici même, alors restez fidèle au poste !