Je trouve le bus sans problème, direction El Rama, étape terrestro-fluvial de mon voyage, car là bas je descendrai du bus pour prendre un bateau pour les 2h de trajets restant…
Je monte donc dans mon bus et première surprise, il y a de la place. Pas de 5ème personne assise sur un strapontin dans l’allée centrale comme au Sénégal. On devait être 40 dans le bus au maximum, soit 20 de moins que ce que peux embarquer un car Sénégalais de 20 ans de plus. Comble du luxe, deux télévisions accrochées sous les rangements à bagages, machines arrogantes défiant la loi de la gravité sur leurs petites sangles usées. Deuxieme suprise, le bus est parti à l’heure ! C'est fou comme je me sens dépaysé ici...
Bref le voyage s’annonce tout confort si l’on omet la forte odeur d’oignon en macération…y en avait de gros paquets derrière les sièges du fond.
Puis le bus est parti et à peine sorti de Managua c’est devenu onirique et paradisiaque. Une végétation luxuriante, des montagnes, du soleil…Je vivais de l’intérieur un reportage de faut pas rêver. Amérique centrale, volcan et vapeur d’eau. Campesino au chapeau cabossé et à la peau tannée qui siffle un grand coup de l’arrière du car pour signifier qu’il veut s’arrêter là. Imaginer la musique latine à fond dans le bus et vous y êtes…
Enfin après 8 heures de trajets je suis arrivé à El Rama et j’ai du attendre encore deux heures et demie avant que la pirogue ne parte. De pirogue on pourrait plutôt parler de hors de bord. Ici on appelle ça una Panga. Faut imaginer une petite coque en plastique, un pilote d’un mètre 90 avec des tatouages avec un air pas très comode et un gros, très gros moteur avec écrit YAMAHA dessus…ca va plutot vite et l’avant du bateau se soulève d’un mètre cinquante quand le type mets les gaz à moitié.
Ceci dit on a quand même pu admirer le paysage, du genre reportage télé aussi mais plutôt du style Ushuaïa (moins sociale et plus nature brute que faut pas rêvé…). Je vous laisse admirer les images. On voit qu’y a des petits coins sur terre pas trop dégueu où planter sa cabane à piloti et couler des jours heureux...
Après 2 heures de vent à travers la face et de carte postale à travers le nerf optique nous sommes enfin arrivés à bon port, celui de Bluefields en l’occurrence.
Ce pays à l'air beau comme tout, calme et grandiose, reposant et puissant ; je vais essayer de profiter de mes vacances pour aller me ballader dans les montagnes, au frais peinard.
C'est la fin de mon récit itinérant, je vous raconterai dans un prochain message les débuts de ma vie ici.
Hasta la proxima todos y muchos besos
1 commentaire:
Merci Clément pour tes nouvelles. A travers ton récit, tes photos et ton écriture tu vas me faire voyager un peu au Nicaragua et m'amuser de temps en temps.
Bonne aventure.
Amicalement
Sylviane
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