Bon, faute de créativité spectaculaire je me contenterai d'un récit chronologique linéaire de mes aventures centro-américaines.
Tout commença donc ce vendredi 21 décembre de l'année 2008, quand nous partîmes de Bluefields pour Durika, Costa Rica. Pour compliquer un peu la partie on devait se trimbaler jusque là bas une grosse boite avec des pales d'éoliennes dedans. Eh oui, on aime tellement notre boulot qu'on reussi a caler du travail dans nos vacances!
C'était assez drôle de se balader avec ça dans les rues, le cortège funeste de blueEnergy a pas mal été vanné par les autochtones.
Les transports aussi étaient épiques, ça oblige a être assez imaginatif pour trouver des solutions de secours...Enfin, on ne va pas se plaindre car Durika est vraiment un endroit magnifique. Je vais écrire deux mot à propos de l'endroit car ca vaut le détour. Durika est en fait le nom d'une communauté créée il y a environ 20 ans par quelques utopistes. Au niveau de la forme ça donne des chalets en bois, de l'eau source dans le robinet, élevage de chèvre et culture de patates, de l'électricité de la rivière grâce à une mini turbine, de la médecine naturopathe et des massage de reflexiologie pour se soigner. Dans le fond sa donne donc une toute petite empreinte environnementale, une politique communautaire de prise de décisions et pas de d'argent en circulation entre les membres de la communauté. Bon, l'ambiance est quand même assez bobo et intellectualisée. Par exemple le premier punk-anarchiste venu qui a bricolé des toilettes sèches chez lui et fait pousser sa marie jeanne sur le compost du jardin n'est pas forcément le bienvenu. Bref, peu a voir avec les communautés dans lesquels on installe nos éoliennes sur la cote caraïbe ou tout est plus anarchique et ou les questions de survies primes sur l'idéologie politico-environnementale a suivre. Depuis quelques années Durika accueille quelques touristes, ça permet des rentrées d'argent, mais nous on a pu négocier un tarif préférentiel pour nos services !
En restant trois jours on a eu le loisir de faire de belles balades dans la foret primaire. On a pu y voir des ficus géants, des orchidées de toutes les formes, des papillons extraterrestres, des cascades fraiches et même un singe en silencieux et oisif spectateur de notre passage dans la forêt.

Le ficus croît à partir de la branche d'un arbre pour élancer ses racines vers le sol, pour finalement étrangler son hôte en laissant un creux à la place du tronc, c'est pas gentil...Après cette mise au vert intense, on s'est dirigé vers San José, la capitale, pour le réveillon de Noël. J'ai trouvé personnellement la ville plutôt décevante, sans réelle charme et sans vie nocturne. Heureusement un bon repas de noël avec les potes a compensé cette tristesse urbaine. Le décalage avec Durika a aussi du peser sur ce jugement.
Puis le 25 décembre nous sommes partis voir un volcan près de San José. Il faut d'abord payer le bus, environ 10 dollars pour grimper jusqu'au sommet, puis l'entrée du volcan (qui est un parc naturel) 10 dollars de plus. Arrivé là haut c'était le froid de ouf et pour moi qui n'avait qu'un pull la visite a été rude.
C'est un paradoxe d'avoir si froid alors que nous pouvions difficilement être plus loin à la fois du pôle Nord et du pôle Sud.En plus de ça, la rando de l'extrême pour Gringo sexagénaire sur le chemin balisé et bétonné de 300m de long avait un arrière gout touristique très déplaisant. La déception était donc grande de payer si cher pour du tout cuit touristique, mais finalement les nuages nous on laissé quelques minutes de répits et il faut quand même dire que la vue n'était pas dégueulasse du tout.
Ceci nous a donc porter le coup final sur le Costa Rica. Pays touristique à Gringo ou dans les lieux touristiques on vous accoste en Anglais, ou tout les prix sont en dollars et ou le Pollo Frito (plat typique d'Amérique Centrale) se monnaie a 3 fois son prix normal... Par ailleurs, le pays est un modèle au niveau environnemental puisque le tourisme finance la préservation des parcs naturels. A noter aussi 90% de l'énergie électrique et produite à base de renouvelable grâce a un très bon potentiel hydroélectrique, et que le système de sécurité social est solidaire et nationalisé et fonctionne apparemment très bien. Ça à l'air de payer d'avoir fait le choix de lécher le fessier américain, quand à coté le voisin Nica survie péniblement dans la crasse et ce tape toujours les conséquences de la guerre civile pour avoir tirer la langue à Monsieur Reagan.
Sur ce, pas mécontent de quitter le coin, on repart donc vers notre cher Nicaragua, c'est beaucoup plus funky, moins cher et plus authentique. Les gens jettent leur ordures par la fenêtre en voiture, vous prennent en stop avec un grand sourire et disent haut et fort qu'il déteste cordialement les Ticos (Costa Ricien). Ah, home sweet home.
La première étape au Nicaragua est l'ile Omotépé. Un superbe joyaux crée par deux volcans haut d'un kilomètre et demi en plein milieu du lac Nicaragua, le plus grand d'Amérique centrale. C'est presque une mer, a l'exception de la douceur de l'eau et du fait que l'on aperçoit l'autre rive les jours de temps clair avec un peu d'imagination. Cette ile était en lice pour faire partie des 7 merveilles du monde de l'UNESCO, pour vous donner une idée et un peu les boules...

On est resté 4 jours sur l'ile et c'était vraiment super. En plus des paysages magnifiques, des bananeraies fraiches, des volcans et des plages tranquilles, l'ile est restée hyper typique, les gens ne sont pas aigris et désabusés du tourisme, et pour ne rien gâcher, on peut se balader et vivre paisiblement avec un hamac, des bananes et du Gallo Pinto dans son assiette pour 5 dollars par jour !

Enfin, notre séjour touristique c'est terminé dans la ville de Granada, fondée au 16ème siècle par les premiers colons Espagnol. La ville joui donc d'un patrimoine architectural colonial et coloré et d'une jolie vue sur le lac. Là aussi il fait bon vivre et laisser couler les heures à l'ombre d'un arbre pour se protéger du soleil de plomb.

On a passé le réveillon dans une boite du coin, pleine à raz bord de 2 ou 3 centaines de personnes. pour boite du coin faut entendre une piste de danse de la taille d'un demi terrain de Jokari para-olympique (très grand en fait) et tout plein de tables et chaises en plastique autour pour se reposer un peu et boire beaucoup. Musique et danse toute la nuit. Un excellent souvenir.
Pour les curieux qui se demande qui englobe ce “on” quand je parle de mes compagnons de voyage, il s'agit d'autres volontaires de blueEnergy. Je n'en dirais pas plus parce que c'est ennuyeux et trop long à faire (le groupe est passé de 8 à 2 personnes au fil des jours).
Et puis voilà, c'est déjà la fin. Je dois quand même ajouter à ces vacances une petite semaine à Managua, la capitale du Nicaragua, pour un peu de boulot et pas mal de siestes et de glandouille bienheureuse. C'était mal tout à l'heure de dire que San José est triste, je crois que Managua est pire.
Bref, c'était une bonne idée de prendre enfin le chemin de la maison, au rythme tranquille du bus bondé. Avec Olivier on s'est arrête a mi-chemin, on a acheté 2 douzaine de bananes, on a piqué une tête dans la rivière pour se sentir un peu moins sale et un peu plus vivant, et on a tendu nos hamacs dans le champs d'à coté pour ronfler toute la nuit comme des touristes morts...
Ahhhhh...c'était bon quand même ces vacances......
Avant de vous quitter je remercie le dieux Wifi qui m'a écouté aujourd'hui et vous renouvèle mes vœux les plus fervents de fous rires, de non conformisme, et de croissance à 2,3% pour l'année 2009 !!!






4 commentaires:
Ah! ça fait du bien d'y revenir et de t'y retrouver !
Si j'ai bien compris, y'a des babas/bobos partout sur la planète, les ficus sont des plantes très parasites, les costa ricains avaient plutôt bien compris comment profiter intelligemment de l'argent des étatsuniens mais se sont laissés aller et ont perdu de leur authenticité, et toi, t'as passé de sacrées rudes de bonnes vacances de Noël !!
Merci pour les photos et tout, Bises
Salut l'ami,
ca fait plaisir d'avoir des nouvelles.
Y'en qui sont pas à plaindre!!!...
Bise mon grand,
La bonne année et à bientôt
Sim
Tu t'es fait tagger (http://vivirdeotromodo.blogspot.com/2009/01/bonnes-rsolutions.html), libre à toi de répondre!
Bonne année!
Marie
salut clemclem
c'est chouette dis donc !
c'est quoi t'as prochaine destination ? ou peut être que t'y reste ?
biz à+ sur une latitude inconnue du globe
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