Il me semble important de raconter un peu les week end et décrire les endroits ou l'on passe une grande partie de notre temps en dehors du boulot : les boites de Bluefields !
En général, on ne met pas trop longtemps à decider où aller. On a le choix entre 3 endroits.
Si il est moins de minuit, ca sera la Cima Karaoké, parce que c'est le seul des 3 où il y a du monde à cette heure. C'est d'ailleurs un des grands mystères de la ville, ce nom, car personne n'a jamais chanté faux en face d'une télé dans ce bar... L'entrée y est gratuite, l'ambiance tranquille et populaire, la piste de danse petite et souvent saturée. Pour la musique, une des 2 serveuses derrière le bar se debrouille avec la platine CD. Si la chanson suivante est sur le meme album, la transition est rapide. Si il faut changer de CD, tout le monde à le temps de retourner s'assoir pour siffler une gorgée de Toña avant d'y retourner. Ca joue un peu de tout, Reggae, Reggaeton, Zouk parce que c'est les caraibes, Soca, Bachata et Meringue pour danser à deux et parce que c'est l'Amerique Latine, et puis un peu de Country paisible et de Ranchera, à cause des Campesinos qui s'ont venu s'ennivrer là. Aux toilettes, on se marre bien, en general, y en a un qui pisse dans la cuvette et l'autre dans la poubelle (qui fuit par en bas, mais faut bien pisser dans quelque chose...). Parfois un troisieme type encore plus bourré que les deux autres s'incruste au milieu en jouant des épaules pour venir poser son jet dans la cuvette......vous saisissez un peu lambiance ?
En option sortie numero deux, on trouve La Cima Club, le niveau au dessus de la Cima Karaoké, car l'entree taxe 50 cordobas (2.5$) le samedi soir, et puis aussi parceque c'est l'étage du dessus. A l'interieur c'est musique assourdissante, stroboscope et lumiere noire. Les trois ecrans plats diffusent des clips americains qui n'ont rien à voir avec la musique. La population du lieu est plus claire que dans la rue, ca se prends d'ailleurs beaucoup plus au serieux. C'est l'endroit idéal pour se prendre des rateaux a répétition en essayant d'inviter à danser des petites minettes maquillées et bien habillées. La musique flirte parfois dangeureusement avec la daube des boites occidentales, Madonna passe au moins deux fois dans la nuit. Mais enfin, La cima Club est quand meme le seul endroit ou l'on peut espèrer entendre une salsa, et pour ca on lui pardonnerai presque tout.
Et puis en trois, il y a le Four Brothers. Le temple de la culture Creole et l'antithèse de la Cima Club. L'entrée monte à 10 Cordo les soirs d'affluence. C'est une grande baraque en bois avec un plancher qui craque et une lampe fatiguée au milieu. La musique est 100% caribeenne avec du Zouk et du Ragga Dancehall pour le plus agité, enchainé souvent par une demie heure de slows lanscinants de 8 min où rien ne bouge, à l'exception des hanches de chaque couple qui se caressent au rytme de la musique, lentement. Derrière, il y a une cour avec deux longs bancs, des prostitués quadragénères et obèses, des junkies anorexiques relativement stones qui réclame quelques peso, des pauv' chiens et de l'espace pour pisser sous les étoiles...
Eh bien voilà! Vous avez fait le tour des boites de bluefields. Je ne sais pas si il y a de quoi s'occuper pour une année entière mais pour l'instant je ne m'ennuie pas trop. Et puis faut pas exagèrer, à coté de ca il y a aussi plusieurs autres petits bars avec chacun une ambiance differente. Il y a meme desfois des concerts et des concours de danse Garifuna !
Mais allé, assez pour aujourd hui. Je vous raconterai une autre fois les peuples et les danses Garifuna, à l'intense gout d'Afrique...
dimanche 1 février 2009
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1 commentaire:
QUOI??? MADONNA??? DE LA DAUBE???
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