Je travaille sur les aspects techniques des éoliennes, la fabrication, l'installation et la maintenance avec une grosse partie consistant a optimiser ce qui existe déjà. Je ne travaille pas seul sur ce sujet, et heureusement!
Pour présenter un peu l'équipe, de gauche à droite, il y a Jonathan l'Australien, ingénieur mécanicien, Sébastien, qui a passé un an et demi à construire des éoliennes à l'atelier s'en va demain, Hugh qui nous a filer un coup de main rapide main hyper utile. Quand Hugh parle, c'est comme si les 10 commandements de l'éolien nous étaient livrés, bruts et incandescants de vérité...la parole divine du Guru...bon...pour en revenir à la photo il y a ensuite moi, puis Loïc, stagiaire Francais en école d'ingénieur qui s'occupe des aspects électriques et électroniques, et enfin Olivier, docteur en physique, francais lui aussi.

Celle-ci, c'est la nouvelle eolienne construite lors des deux semaines de conférence avec Hugh Piggott. Apres des journées de travail bien pleines pendant cette période elle tourne enfin peinardement dans le ciel des caraibes depuis 10 jours.
Cette éolienne est la mise en application d'une partie de nos dernières idées et de l'expérience de Hugh appliquée au contexte local. Elle devrait nous montrer la voie et nous guider dans notre boulot pour les mois à venir.
Car ici l'équation que l'on doit résoudre est compliquée par deux petits détails.
Le premier est que Bluefields est isolé de tout, ce qui complique enormément l'approvisionnement en matière première et donne des couts exorbitants sur le matériel importé. Je l'avais déjà dit dans un précédent message, toutes les marchandises qui arrivent à bluefields passent par bateau car aucune route n'arrive jusqu'ici. Et ça se paie.
Deuxième point, la corrosion. C'est incroyable de voir à quelle vitesse ici les métaux et le bois se font ronger! Le coin est une espèce d'étuve humide et chaude, attaquée par le sel des vents marins, idéal pour métamorphoser un métal brillant en vieux bout de ferraille et une belle planche saine en machin gondolé et moisi!
Un autre challenge de l'année à venir est de développer de nouvelles pales en fibre de verre car le bois spécial que nous utilisons actuellement pour les fabriquer est soumis à un moratoire sur son exploitation...impossible de le trouver sur le marché légal depuis des mois. La fibre de verre est plus solide, légère, et rapide à fabriquer mais ca demande un effort énorme de recherche pour developper un savoir faire, des moules, et des pales très solides et durables.
Bref, un joli tas de travail nous attend, mélange d'incertitudes et d'idées nouvelles. Dans un an, à notre départ, il y aura on l'espère une nouvelle éolienne pour le Nicaragua, un concentré de sueur, de jus cerveau et d'expérience. Une éolienne increvable, qui produit une énergie stable et regulière, jour et nuit, dès le moindre souffle des alizés, et que les enfants d'aujourd'hui verront encore tourner le jour où ils deviendront parents. Le Massey-Ferguson de l'éolien si vous voulez.
Voilà ce qu'on devra laisser à notre départ en septembre 2009... fatiguant mais excitant, non ?
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