Le Nicaragua c'est le pays des chiens. Au sens propre s'entend. Chaque petite maison, chaque famille, chaque pauvre foyer semble en avoir un. Il faut ajouter a cela la même proportion de chiens errants dans les rues, les poubelles et les fosses. Ça donne des nuits plutôt bruyantes.
Heureusement les chiens d'ici sont relativement pacifistes. C'est comme les militants de greenpeace, ça fait plein de bruit, ça se montre, mais ça n'attaque jamais. Ces chiens se sont prit tellement de coups savate et de pierres volantes dans la gueule qu'ils en ont oublié depuis plusieurs générations le gout de la chair humaine. Il suffit de lever la main avec un air menaçant pour faire fuir a toute vitesse un cabot, la queue entre les jambes.
Jusque là rien de vraiment spécial. C'est sur le plan esthétique que le chien Nica devient spectaculaire. Marcher dans la rue à Bluefields c'est comme faire une ballade a l'hôpital, un vrai musée aux horreurs et aux extravagances de santé. La constante est le pelage éclairci, reparti entre l'avant et l'arrière, le ventre et le dos, voir éparpillé sans logique en touffes de poils sur quelques membres privilégiés. Une sorte de calvitie multiple et mal localisée, quoi.
Il y a ensuite plusieurs variables. Les pustules noirs et secs, les abcès rouges et suintants, les plaies mal cicatrisées, les pattes cassées. La liste est assez longue et je pense que vous avez compris. Croiser un chien sain au poil soyeux relève alors du miracle et la tentation est rude de ne pas se rouler à terre en embrassant cette créature miraculée.
Dernier point enfin, malgré le nombre de clebs dans la nature, il ne m'a jamais été donné de marcher d'une crotte de chien, ni meme d'en voir une en y reflechisant bien...le manque de nourriture dois expliquer cette propreté urbaine...je vous laisse deviner vous meme où disparaissent les cacas...
J'essaierai pour illustrer mes dires de mettre en ligne bientot quelques photos des spécimens les mieux arrangés, un bestiaires des "chiens survivors".
Et le premier exemple :
Heureusement les chiens d'ici sont relativement pacifistes. C'est comme les militants de greenpeace, ça fait plein de bruit, ça se montre, mais ça n'attaque jamais. Ces chiens se sont prit tellement de coups savate et de pierres volantes dans la gueule qu'ils en ont oublié depuis plusieurs générations le gout de la chair humaine. Il suffit de lever la main avec un air menaçant pour faire fuir a toute vitesse un cabot, la queue entre les jambes.
Jusque là rien de vraiment spécial. C'est sur le plan esthétique que le chien Nica devient spectaculaire. Marcher dans la rue à Bluefields c'est comme faire une ballade a l'hôpital, un vrai musée aux horreurs et aux extravagances de santé. La constante est le pelage éclairci, reparti entre l'avant et l'arrière, le ventre et le dos, voir éparpillé sans logique en touffes de poils sur quelques membres privilégiés. Une sorte de calvitie multiple et mal localisée, quoi.
Il y a ensuite plusieurs variables. Les pustules noirs et secs, les abcès rouges et suintants, les plaies mal cicatrisées, les pattes cassées. La liste est assez longue et je pense que vous avez compris. Croiser un chien sain au poil soyeux relève alors du miracle et la tentation est rude de ne pas se rouler à terre en embrassant cette créature miraculée.
Dernier point enfin, malgré le nombre de clebs dans la nature, il ne m'a jamais été donné de marcher d'une crotte de chien, ni meme d'en voir une en y reflechisant bien...le manque de nourriture dois expliquer cette propreté urbaine...je vous laisse deviner vous meme où disparaissent les cacas...
J'essaierai pour illustrer mes dires de mettre en ligne bientot quelques photos des spécimens les mieux arrangés, un bestiaires des "chiens survivors".
Et le premier exemple :
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Je manquais un peu d'inspiration cette fois ci pour poster un nouveau message. Ce n'est pas encore les vacances et je suis en train de me faire pièger dans une routine de travail diaboliquement efficace pour rendre ce blog ennuyeux et plat (surtout ces deux dernières semaines). Pardonnez moi chers lecteurs adorés.
Mais enfin, Hugh part demain et on va finalement pouvoir se reposer un peu. J'en profiterai pour aller siffler sur une colline avec un petit bouquet d'églantine et savourer de sentir le temps glisser entre mes doigts de pieds...en pensant à vous et en réfléchissant au prochain mot que je vous écrirais...
Bonne journée, à la prochaine, et donnez des nouvelles, pardi !
Mais enfin, Hugh part demain et on va finalement pouvoir se reposer un peu. J'en profiterai pour aller siffler sur une colline avec un petit bouquet d'églantine et savourer de sentir le temps glisser entre mes doigts de pieds...en pensant à vous et en réfléchissant au prochain mot que je vous écrirais...
Bonne journée, à la prochaine, et donnez des nouvelles, pardi !
1 commentaire:
Clément tu es mon auteur préféré!!!! cette description animalière me donne envie de sauter dans un avion...
Bisous.
Enregistrer un commentaire