mardi 3 mars 2009

Bluefields & Monkey Point

Là aussi l'inspiration me manque, à croire qu'il ne se passe plus grand chose de bien intéressant par ici. C'est pas faux en plus, la routine commence à bien s'installer, le travail nous bouffe pas mal de temps, mais ca ne veut pas dire qu'on ne continu pas a se marrer à longueur de journée et à ne pas voir le temps passer.

Allé, je vous laisse regarder ces petites photos qui donnent de la contenance à mon message. Ça ne serait pas très poli de ma part de faire un message si court sinon...






Ces photos ont été prises à l'Inatec de Bluefields, où se trouve notre bureau et notre atelier et où l'on passe 90% de notre temps. La vue sur la lagune y est vraiment belle.

Et voici quelques clichés de Monkey Point, une autre des communautés avec laquelle on travaille. Je suis allé là bas pour la première fois il y a un mois déjà. S'y rendre n'est pas une partie de plaisir, en général trois départs sur quatre sont reportés car la mer est souvent dangereuse sur le trajet. Cette fois ci ça a été, mais ça remue quand même fort sur notre petite Panga. Imaginez un léger vent dans le dos qui remue les odeurs de gasoil brulé, un soleil de plomb qui castagne le crâne et l'horizon qui se meut en trois dimension pour brouiller les repères, ce sale traite, le mal de mer m'a gentillement chatouillé l'estomac. Arrivé sur place on a pu constater que l'endroit était paradisiaque et que le système éolien qui y a été installé il y a 2 ans n'était pas en très bon état. Les batteries étaient à moitié mortes et il n'y avait personnes pour assuré la maintenance, c'était bien triste.

Heureusement, le troisième jour de notre séjour le maitre nous a appelé pour réparer les néons de l'école et ca nous a soulagé de savoir que la lumière était pas si inutile que ca quand il nous a dit une fois la réparation terminée que ca allait être plus facile maintenant de donner des cours d'alphabétisation aux adultes tous les soirs.

La plage de Monkey Point, minuscule communauté perdu au milieu de la jungle, je dois dire que ca fait un drôle d'effet de se baigner là...

Une des maisons de la communautés. C'est du roots.

Les créoles de la communautés ont le sens de l'accueil. Salut Marie Jeanne à 6h du mat'.


Sympa la petite vue.
Dans quelques années il y aura peut être un port en eaux profondes dans cette baie. Monkey Point est dans les dossiers des grandes nations de se monde depuis quelques décennies, c'est le point idéal pour creuser un canal qui relierai assez facilement le lac Nicaragua puis l'océan atlantique via les rivières naturelles. Un futur Panama en quelque sorte, l'autoroute des supertankers dans ce lieu superbe...dur à croire, non ? Ahhh, ce que c'est beau le développement, ça repousse les limites de notre imagination !

Bon, voilà, fini pour Monkey Point. Mercredi je me prends une semaine de vacance pour retrouver Julien, mon pote qui est passé à Bluefields le mois dernier et qui avait déjà fait un crochet de 2 mois au Sénégal. A nous la côte pacifique, les volcans, les plages désertes et les couchés de soleil sur la mer (ben oui, ici c'est pas comme en Bretagne, l'océan il n'est pas du bon coté)

Et c'est promis, je raconterai tout ça ici même, alors restez fidèle au poste !

jeudi 26 février 2009

Photo de famille


Bueno, falta la inspiración este semana, la imagen habla en mi lugar...

samedi 7 février 2009

Petit message personnel

Cette fois je ne vais pas parler d'un des aspects du pays ou de la dernière anecdote de Bluefields.
J'en profite pour envoyer des nouvelles plus personnelles et vous raconter un peu plus en détails comment je vis mon expérience ici. Après 5 mois, soit quasiment la moitié de mon temps à blueEnergy, c'est le moment idéal pour faire un petit bilan !

Alors, par quoi commencer...

Bon, déjà, je ne peux pas dire que je me sente mal ici, tout va pour le mieux dans mon monde Caribéen, où la crise mondiale qui fait des ravages partout à du nous oublier (tout comme le développement économique d'ailleurs), où le soleil brille avec régularité et application, où les chiens sont toujours aussi vérolés et où la musique s'écoute très, très fort...
Enfin, je m'égare. Je me sens très heureux ici, disais je. La cote Caraïbe du Nicaragua est facile à vivre, le climat y est excellent, quoi qu'un peu violent et lunatique sur les bords.
Au niveau professionnel, le boulot est très enrichissant d'un point de vu non financier. J'en apprends toujours plus sur les énergies renouvelables et les méthodologie de projet dans les pays en développement. Les activités sont super variées, entre la recherche & développement, le travail manuel à l'atelier, les activités commerciales de création de devis et de réunion client en chemise blanche, les nuits dans les hamacs lors des voyages en communautés.

Concernant les langues étrangères aussi le plaisir est grand de se débrouiller de mieux en mieux. Quelle victoire de se faire comprendre a la fin d'une phrase et de pouvoir répondre quelque chose de lié à la phrase précédente de son interlocuteur quand on vous adresse la parole ! J'en arriverai presque, armé de mon vocabulaire de primate en phase évolutive, à me lancer dans des discussions philosophico-intello tellement je suis parti de bas ! Et puis, le rire n'a pas de frontière et ça à le mérite de m'apprendre a faire des blagues courtes et plus gestuelles.

Pour en venir aux choses plus terre à terre du quotidien, parce que c'est important aussi, je vis depuis 3 mois maintenant dans une chambre à moi dans une petite maison à l'écart de la foule des volontaires de blueEnergy (on est 18 en tout en ce moment). Je partage la maison avec Hervé et on à une cuisine depuis 10 jours, c'est fou comme ça change la vie et comme il y a de plus en plus de gens qui viennent prendre un verre ou partager un repas ! Je constate que la bouffe est un formidable accélérateur social !

Pour les week end je m'occupe avec des nuits dansantes et arrosées, des grasses mat', un peu de boulot parce que y a toujours un truc à finir ou à commencer, pas mal de glande autour d'une table, d'un repas ou d'un café, des parties de fléchettes et des discussions à refaire le monde. Le temps passe vite dans ces conditions et mine de rien la petite routine s'installe...

Le mal du pays ne m'a pas encore frappé, et les doses de France injectées en continu par l'entourage des volontaires Français (50% du total), la langue et la cuisine me font douter de le connaitre un jour.

Coté cœur rien de bien sérieux à l'horizon. Quelques aventures régulières et divertissantes agrémentent mon célibat. La dernière en date, Sara, est parti ad vitam eternam à Managua pour trouver du travail. Après 3 semaines et 6 d'entrevues il fallait prendre nos distances, ca commençait a devenir trop intense et sérieux tout ça...

Sinon la santé est bonne, Alhamdoulilah, j'ai décidé de manger moins de viande en 2009 et cette semaine on était 3 à faire une mono-diète de banane pendant 3 jours. Un dur moment à haïr les bananes fadasses et à parler en continu de bonne bouffe, de plat succulent, de sauce et de rôtisserie. Mais on a relevé le défi et on s'est levé à 7h jeudi matin pour casser le jeun en se cuisinant des pâtes fraiches avec une sauce tomate-carotte-oignon à tomber par terre. On a touché le paradis du doigt et on l'a même caressé un bon moment, le sourire béat aux lèvres et le ventre dilaté...

Voilà, je crois avoir fait a peu près le tour de la question pour le positif car je voulais aussi parler des trucs qui m'énervent parce que faut pas croire que tout est rose non plus.

Alors j'en ai marre des gens apathiques de Bluefields qui vivent coupés du monde et du reste du Nicaragua, dans ce recoin à la frontière de la jungle et de l'océan, sans curiosité et placides observateurs du temps qui passe et de la pluie qui tombe à cause de la loi de la gravité universelle.

J'en ai marre aussi de la vision Américano-mégalomanique des directeurs de blueEnergy qui dirigent l'ONG à des fins ambitieuses. Le directeur exécutif de "blueEnergyGroup", qui vit a San Francisco, défini son activité comme de "l'entreprenariat social"... bref, Bigger, Faster, Stronger, tel est la devise. Pauvre Clément le petit décroissant qui veut faire des éoliennes avec des bouts de cartons et des boites de conserve, et qui calcule le rejet de CO2 de son trajet France Nicaragua quand le projet nécessite une bonne cinquantaine de vols par an...

J'en ai marre de la connexion internet style tortue paraplégique, des coqs qui hurlent de manière désynchronisée des sons affreux toute la nuit, de ne gouter au chocolat qu'une fois par mois...

Bon, je vais finir là dessus car ça n'a pas grande importance... bref, il faut juste retenir que ça roule pour moi ici et qu'il me manque juste vos nouvelles et vos mails qui tomberaient comme la pluie des Caraïbes. Je compte sur ce message pour provoquer un élan solidarité généralisée vers ma boite aux mails.

Je vous embrasse tous bien fort.

Clément

dimanche 1 février 2009

Let's going out tonight !

Il me semble important de raconter un peu les week end et décrire les endroits ou l'on passe une grande partie de notre temps en dehors du boulot : les boites de Bluefields !

En général, on ne met pas trop longtemps à decider où aller. On a le choix entre 3 endroits.
Si il est moins de minuit, ca sera la Cima Karaoké, parce que c'est le seul des 3 où il y a du monde à cette heure. C'est d'ailleurs un des grands mystères de la ville, ce nom, car personne n'a jamais chanté faux en face d'une télé dans ce bar... L'entrée y est gratuite, l'ambiance tranquille et populaire, la piste de danse petite et souvent saturée. Pour la musique, une des 2 serveuses derrière le bar se debrouille avec la platine CD. Si la chanson suivante est sur le meme album, la transition est rapide. Si il faut changer de CD, tout le monde à le temps de retourner s'assoir pour siffler une gorgée de Toña avant d'y retourner. Ca joue un peu de tout, Reggae, Reggaeton, Zouk parce que c'est les caraibes, Soca, Bachata et Meringue pour danser à deux et parce que c'est l'Amerique Latine, et puis un peu de Country paisible et de Ranchera, à cause des Campesinos qui s'ont venu s'ennivrer là. Aux toilettes, on se marre bien, en general, y en a un qui pisse dans la cuvette et l'autre dans la poubelle (qui fuit par en bas, mais faut bien pisser dans quelque chose...). Parfois un troisieme type encore plus bourré que les deux autres s'incruste au milieu en jouant des épaules pour venir poser son jet dans la cuvette......vous saisissez un peu lambiance ?

En option sortie numero deux, on trouve La Cima Club, le niveau au dessus de la Cima Karaoké, car l'entree taxe 50 cordobas (2.5$) le samedi soir, et puis aussi parceque c'est l'étage du dessus. A l'interieur c'est musique assourdissante, stroboscope et lumiere noire. Les trois ecrans plats diffusent des clips americains qui n'ont rien à voir avec la musique. La population du lieu est plus claire que dans la rue, ca se prends d'ailleurs beaucoup plus au serieux. C'est l'endroit idéal pour se prendre des rateaux a répétition en essayant d'inviter à danser des petites minettes maquillées et bien habillées. La musique flirte parfois dangeureusement avec la daube des boites occidentales, Madonna passe au moins deux fois dans la nuit. Mais enfin, La cima Club est quand meme le seul endroit ou l'on peut espèrer entendre une salsa, et pour ca on lui pardonnerai presque tout.

Et puis en trois, il y a le Four Brothers. Le temple de la culture Creole et l'antithèse de la Cima Club. L'entrée monte à 10 Cordo les soirs d'affluence. C'est une grande baraque en bois avec un plancher qui craque et une lampe fatiguée au milieu. La musique est 100% caribeenne avec du Zouk et du Ragga Dancehall pour le plus agité, enchainé souvent par une demie heure de slows lanscinants de 8 min où rien ne bouge, à l'exception des hanches de chaque couple qui se caressent au rytme de la musique, lentement. Derrière, il y a une cour avec deux longs bancs, des prostitués quadragénères et obèses, des junkies anorexiques relativement stones qui réclame quelques peso, des pauv' chiens et de l'espace pour pisser sous les étoiles...

Eh bien voilà! Vous avez fait le tour des boites de bluefields. Je ne sais pas si il y a de quoi s'occuper pour une année entière mais pour l'instant je ne m'ennuie pas trop. Et puis faut pas exagèrer, à coté de ca il y a aussi plusieurs autres petits bars avec chacun une ambiance differente. Il y a meme desfois des concerts et des concours de danse Garifuna !

Mais allé, assez pour aujourd hui. Je vous raconterai une autre fois les peuples et les danses Garifuna, à l'intense gout d'Afrique...

samedi 17 janvier 2009

Mes vacances en totale exclu !

Suite aux contestations généralisées, parentales et amicales, sur mon silence depuis presque un mois, je profite de la trêve de fin de semaine pour prendre le clavier par les cornes, saisir mon disque dur à deux mains et exécuter un sacrifice de disquette en faveur dieux de la connexion Internet. Puissent-ils me faire grâce de quelques Mo de bande passante l'espace des secondes nécessaires pour télécharger mes photos.

Bon, faute de créativité spectaculaire je me contenterai d'un récit chronologique linéaire de mes aventures centro-américaines.

Tout commença donc ce vendredi 21 décembre de l'année 2008, quand nous partîmes de Bluefields pour Durika, Costa Rica. Pour compliquer un peu la partie on devait se trimbaler jusque là bas une grosse boite avec des pales d'éoliennes dedans. Eh oui, on aime tellement notre boulot qu'on reussi a caler du travail dans nos vacances!

C'était assez drôle de se balader avec ça dans les rues, le cortège funeste de blueEnergy a pas mal été vanné par les autochtones.

Les transports aussi étaient épiques, ça oblige a être assez imaginatif pour trouver des solutions de secours...

Enfin, on ne va pas se plaindre car Durika est vraiment un endroit magnifique. Je vais écrire deux mot à propos de l'endroit car ca vaut le détour. Durika est en fait le nom d'une communauté créée il y a environ 20 ans par quelques utopistes. Au niveau de la forme ça donne des chalets en bois, de l'eau source dans le robinet, élevage de chèvre et culture de patates, de l'électricité de la rivière grâce à une mini turbine, de la médecine naturopathe et des massage de reflexiologie pour se soigner. Dans le fond sa donne donc une toute petite empreinte environnementale, une politique communautaire de prise de décisions et pas de d'argent en circulation entre les membres de la communauté. Bon, l'ambiance est quand même assez bobo et intellectualisée. Par exemple le premier punk-anarchiste venu qui a bricolé des toilettes sèches chez lui et fait pousser sa marie jeanne sur le compost du jardin n'est pas forcément le bienvenu. Bref, peu a voir avec les communautés dans lesquels on installe nos éoliennes sur la cote caraïbe ou tout est plus anarchique et ou les questions de survies primes sur l'idéologie politico-environnementale a suivre. Depuis quelques années Durika accueille quelques touristes, ça permet des rentrées d'argent, mais nous on a pu négocier un tarif préférentiel pour nos services !

Ces touristes en balade ont l'air très heureux

Hallucinant de bosser dans un tel cadre !

En restant trois jours on a eu le loisir de faire de belles balades dans la foret primaire. On a pu y voir des ficus géants, des orchidées de toutes les formes, des papillons extraterrestres, des cascades fraiches et même un singe en silencieux et oisif spectateur de notre passage dans la forêt.



Le ficus croît à partir de la branche d'un arbre pour élancer ses racines vers le sol, pour finalement étrangler son hôte en laissant un creux à la place du tronc, c'est pas gentil...

Après cette mise au vert intense, on s'est dirigé vers San José, la capitale, pour le réveillon de Noël. J'ai trouvé personnellement la ville plutôt décevante, sans réelle charme et sans vie nocturne. Heureusement un bon repas de noël avec les potes a compensé cette tristesse urbaine. Le décalage avec Durika a aussi du peser sur ce jugement.

Les pieds dans l'herbe, à San José.

Puis le 25 décembre nous sommes partis voir un volcan près de San José. Il faut d'abord payer le bus, environ 10 dollars pour grimper jusqu'au sommet, puis l'entrée du volcan (qui est un parc naturel) 10 dollars de plus. Arrivé là haut c'était le froid de ouf et pour moi qui n'avait qu'un pull la visite a été rude.

C'est un paradoxe d'avoir si froid alors que nous pouvions difficilement être plus loin à la fois du pôle Nord et du pôle Sud.

En plus de ça, la rando de l'extrême pour Gringo sexagénaire sur le chemin balisé et bétonné de 300m de long avait un arrière gout touristique très déplaisant. La déception était donc grande de payer si cher pour du tout cuit touristique, mais finalement les nuages nous on laissé quelques minutes de répits et il faut quand même dire que la vue n'était pas dégueulasse du tout.

Beau cadeau de noël quand même.

Ceci nous a donc porter le coup final sur le Costa Rica. Pays touristique à Gringo ou dans les lieux touristiques on vous accoste en Anglais, ou tout les prix sont en dollars et ou le Pollo Frito (plat typique d'Amérique Centrale) se monnaie a 3 fois son prix normal... Par ailleurs, le pays est un modèle au niveau environnemental puisque le tourisme finance la préservation des parcs naturels. A noter aussi 90% de l'énergie électrique et produite à base de renouvelable grâce a un très bon potentiel hydroélectrique, et que le système de sécurité social est solidaire et nationalisé et fonctionne apparemment très bien. Ça à l'air de payer d'avoir fait le choix de lécher le fessier américain, quand à coté le voisin Nica survie péniblement dans la crasse et ce tape toujours les conséquences de la guerre civile pour avoir tirer la langue à Monsieur Reagan.

Sur ce, pas mécontent de quitter le coin, on repart donc vers notre cher Nicaragua, c'est beaucoup plus funky, moins cher et plus authentique. Les gens jettent leur ordures par la fenêtre en voiture, vous prennent en stop avec un grand sourire et disent haut et fort qu'il déteste cordialement les Ticos (Costa Ricien). Ah, home sweet home.

Quelque part au Costa Rica, sur un banc bleu...

La première étape au Nicaragua est l'ile Omotépé. Un superbe joyaux crée par deux volcans haut d'un kilomètre et demi en plein milieu du lac Nicaragua, le plus grand d'Amérique centrale. C'est presque une mer, a l'exception de la douceur de l'eau et du fait que l'on aperçoit l'autre rive les jours de temps clair avec un peu d'imagination. Cette ile était en lice pour faire partie des 7 merveilles du monde de l'UNESCO, pour vous donner une idée et un peu les boules...


On est resté 4 jours sur l'ile et c'était vraiment super. En plus des paysages magnifiques, des bananeraies fraiches, des volcans et des plages tranquilles, l'ile est restée hyper typique, les gens ne sont pas aigris et désabusés du tourisme, et pour ne rien gâcher, on peut se balader et vivre paisiblement avec un hamac, des bananes et du Gallo Pinto dans son assiette pour 5 dollars par jour !

En rando pour grimper en haut d'un des volcans


Enfin, notre séjour touristique c'est terminé dans la ville de Granada, fondée au 16ème siècle par les premiers colons Espagnol. La ville joui donc d'un patrimoine architectural colonial et coloré et d'une jolie vue sur le lac. Là aussi il fait bon vivre et laisser couler les heures à l'ombre d'un arbre pour se protéger du soleil de plomb.


On a passé le réveillon dans une boite du coin, pleine à raz bord de 2 ou 3 centaines de personnes. pour boite du coin faut entendre une piste de danse de la taille d'un demi terrain de Jokari para-olympique (très grand en fait) et tout plein de tables et chaises en plastique autour pour se reposer un peu et boire beaucoup. Musique et danse toute la nuit. Un excellent souvenir.

Pour les curieux qui se demande qui englobe ce “on” quand je parle de mes compagnons de voyage, il s'agit d'autres volontaires de blueEnergy. Je n'en dirais pas plus parce que c'est ennuyeux et trop long à faire (le groupe est passé de 8 à 2 personnes au fil des jours).

Et puis voilà, c'est déjà la fin. Je dois quand même ajouter à ces vacances une petite semaine à Managua, la capitale du Nicaragua, pour un peu de boulot et pas mal de siestes et de glandouille bienheureuse. C'était mal tout à l'heure de dire que San José est triste, je crois que Managua est pire.
Bref, c'était une bonne idée de prendre enfin le chemin de la maison, au rythme tranquille du bus bondé. Avec Olivier on s'est arrête a mi-chemin, on a acheté 2 douzaine de bananes, on a piqué une tête dans la rivière pour se sentir un peu moins sale et un peu plus vivant, et on a tendu nos hamacs dans le champs d'à coté pour ronfler toute la nuit comme des touristes morts...

Ahhhhh...c'était bon quand même ces vacances......

Avant de vous quitter je remercie le dieux Wifi qui m'a écouté aujourd'hui et vous renouvèle mes vœux les plus fervents de fous rires, de non conformisme, et de croissance à 2,3% pour l'année 2009 !!!

dimanche 14 décembre 2008

Kahkabila

Ça y est, on l'a fait, on est allez planté une éolienne à Kahkabila! Comme je l'ai déjà dis, pas de route sur la cote caraïbe du Nicaragua donc on se débrouille avec les moyens locaux.


Le voyage a pris environ 8h au lieu des 3h habituelles parce que les filets dans l'hélice on tendance à allonger le trajet, surtout quand on se trompe de chemin. C'était quand même agréable de laisse coulé sur la rive les palmiers, bananiers et palétuviers géants au rytme tranquille du moteur...pout...pout...pout...pout...

Pour la petite anecdote AutoMagazine, l'eau pour refroidir le moteur est directement pompée du fond du bateau ca permet d'écoper sans fatigue. Sont malins ces Nica.


Voilà, ça c'est Kahkabila, pas dégueu non ?
Le service de tonte d'herbe est assuré avec zèle et régularité par un troupeau de vache qui paît en liberté dans la communauté. Faudra que j'en parle à Sébastien.

Pour décrire Kahkabila en quelques lignes :

800 habitants selon la police, 1200 selon les organisateurs
Pas d'électricité
Pas d'eau courante
Deux écoles primaires et c'est tout
Un centre de santé
Pas de police
Pas de clotures
Un chef de communauté, thomas, qui vit dans la plus petite maison du secteur


Après ces petites aventures aquatiques (une fois arrivé je veux dire), on a tendu nos hamacs dans l'école maternelle. C'est les vacances en ce moment, on a pas expulsé les mômes je vous rassure. C'est très efficace et pratique les hamacs car on a pu dormir à 16 dans la même salle sans se gêner.

Et puis on c'est mis au boulot. Le but était de mettre une éolienne et des panneaux solaires pour apporter un peu d'électricité au centre de santé et on s'en est plutôt pas mal sorti.


Le déroulement typique de nos journées était :

6h00 - levé au son du meuglement bovin
6h30 - petit déjeuné : riz, haricots, omelette et pain en quantité ouvrière
7h00 - travail
12h00 - déjeuner : riz, haricots, viande (ou pas) et patates ou pâtes. Un petit café avec l'eau du puits.
13h00 - travail
17h00 - la nuit tombe alors on va se baigner dans la lagune et on essaie de se laver avec du savon
18h00 - diner
19h00 - il est super tard, le dernier survivant ayant trompé l'ennui artificiellement à l'aide d'une lampe frontale et d'un bouquin s'en va au hamac
3h00 - chant d'un coq (le mythe affirmant que les coqs chantent à l'aube est un gros mensonge)
4h00 - chant d'un autre coq, du même, ou des deux ensemble



Voilà une photo du plat national Nicaraguayen. C'est bon et ça tient au ventre. Le principal composant est le Gallo Pinto, mélange de riz et d'haricots rouges, cuit avec un peu d'huile et d'oignon au feu de bois, mmmhhh. Il y a souvent une salade de crudité avec du chou et une sauce citron-sel à coté, pas mauvais non plus.


Une photo des jeux avec les enfants de Kahkabila dans l'eau salé de la lagune. Plus on les balançaient haut et loin, plus ils aimaient. Le plus drôle est de les balancer les uns sur les autres, ils adorent.


Et la lumière fut, l'avant dernier jour avant notre départ. Fallait nous voir hurler de joie comme des mégères hystériques lorsque, tard dans la nuit (vers 18h) et après une sale journée boulot à passer des câbles dans les faux plafonds surchauffés qui sentaient la fiente de chauve souris, on a touché pour la première fois l'interrupteur et que les tubes néons se sont magiquement mis a briller. Quel sensation, on croit revenir en enfance à s'extasier devant des bêtises si banales!!!

Voilà donc le récit de nos aventures communautaires. Suite à ça la routine Bluefieleno à reprit ses droits, non sans certaines difficultés. Après dix jours bucoliques de nature et de vie rurale, dur est le retour à la civilization, aux voitures, aux réunions et au réveil le matin. Surtout quand il faut attendre le diner en plein milieu de la nuit...

Mais bref, tout ceci appartient au passé, les vacances arrivent dans deux jours, pleine de promesses. Ca sera direction le Costa Rica dans un premier temps pour un petit séjour à Durika, dans les montagnes (un site paradisiaque selon la rumeur), ensuite la noël à San José pour enfin revenir sur le Nicaragua et continuer les vacances une bonne semaine entre plages ou volcans. On laissera l'avenir décider.

En attendant je vous embrasse tous fort fort fort.
Vous me manquez en cette période de fête.
Je tacherai d'écrire une dernière fois dans ce blog pour 2008, dans le cas contraire, je vous souhaite a l'avance an happy new year and a merry chrismas.

God bless you, america and sœur teresa. Amen